L' Architecture

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE MARQUIXANES

Créé par admin

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE  inventaire ; l’édifice  actuel n’est pas une simple église du XVIIème mais un assemblage de vestiges encore visibles entre ceux d’une époque romaine, d’une église romane, de  celle du XVème et enfin celle du XVIIème  Neuf retables baroques, tous classés aux MH, constituent de plus un magnifique ensemble cohérent, caractéristique de cette église
Eglise paroissiale Sainte-Eulalie et Sainte-Julie-voir INFORMATION SUR SAINTE EULALIE– Inventaire réalisé par le Conseil Général en 2006 ; chaque retable porte le numèro d’inventaire de ce Plan Objet.
–voir CLASSEMENT AUX MONUMENTS HISTORIQUES– —————————————————————————

…….DISPOSITION DANS L’EGLISE…..

LATERAL NORD ………………….. CENTRE ……………………. LATERAL SUD

………….Retable de sainte Julie et sainte Eulalie………
……………….CHŒUR……………….

20 r. de Notre Dame du bon remède………………………….5 r. du Christ gisant
……………………………………………………………………….9 r. du Rosaire

24 r. de Saint Sébastien……………………………………..11 r. du Christ en Croix

26 r.de Saint Antoine de Padoue…………………………..15 r. de Saint Joseph

28 r. du Baptême du Christ……………………………….18 r. de Saint Gaudérique

—————————–43 et 44 Bénitiers————————————–

………46 Toile Saint Yves ……………………….45 Toile Saint Augustin..

……………..PORTE D’ENTREE……………

—————————————————————————

–voir INFORMATION SUR ORIGINE DES RETABLES–


1 Retable de sainte Julie et sainte Eulalie du maître autel

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE établie par De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth le 13/09/2006
propriété de la commune

1978/07/25 classé au titre objet
situé dans le choeur
bois
Dimensions du retable h = 910 ; la = 685 ; pr = 74
table d’autel : h = 250 ; la = 305 ; pr = 130

Nègre François (sculpteur, Perpignan)
Escribà Jean (doreur)

4e quart 17e siècle 1692 ; 1698

DESCRIPTION

C’est un retable architecturé classique, placé sur une base maçonnée sur 79 cm de haut. Le soubassement proprement dit comporte deux niveaux de plaquages : le premier – le plus haut – aux panneaux carrés disposés au droit des colonnes, ornés d’un cuir retroussé timbré d’une croix. Les redans correspondant aux colonnes sont marqués de bouquets de fleurs en fort relief ; au-dessus, la prédelle est occupée, à droite et à gauche, par deux panneaux rectangulaires en haut relief illustrant des scènes de martyre de sainte Eulalie et sainte Julie.

Iconographie :

Au niveau de la prédelle, deux bas-reliefs flanquent l’emplacement du tabernacle.

A gauche, le supplice de sainte Eulalie : attestée dès le IVe siècle (Eulalie de Mérida) et le VIIe siècle (Eulalie de Barcelone), Eulalie connaît le martyre dont la légende est calquée sur celles de sainte Agnès et de sainte Foy, car comme elles elle aurait subi le martyre à l’âge de 12 ans. Devant le gouverneur romain, elle refuse d’encenser les idoles et crache même au visage du juge. Fustigée, aspergée d’huile bouillante, déchirée par des crochets de fer, elle est brûlée à la poitrine par des torches ardentes. C’est ce supplice qui
est représenté ici. La posture du juge, assis sur son trône casqué et botté, les jambes croisées, est une marque d’autorité. Liée à une colonne, Eulalie rappelle par son attitude saint Sébastien. Sur la gauche, les bourreaux s’affairent avec application, tandis qu’un
curieux regarde la scène à travers une fenêtre pratiquée dans la muraille.

retable maître autel supplice de saint Eulalie

Dans la partie droite, le bas-relief représente les saintes Julie et Eulalie devant le juge.
Dans les deux scènes, les personnages sont traités avec emphase, accentuée par les drapés des vêtements qui soulignent la posture courbée et animée des corps.

Le premier étage est divisé en trois compartiments verticaux ;
au centre, une double niche accueille les statues monumentales de sainte Julie (à droite, qui penche) et sainte Eulalie reconnaissable à sa « croix de saint André » ;

à droite, saint Paul, représenté piétinant un
soldat romain et brandissant un crucifix de la main droite, la gauche tenant le glaive fiché dans le cou de sa victime ;

à gauche, saint Pierre, vêtu d’une longue robe et qui semblait tenir un livre sur sa main gauche présentée paume ouverte tournée vers le haut.

Les niches de ces deux saints sont surmontées d’un fronton brisé, dont les amorces sont ornées d’un trophée animé, celui de l’extrémité extérieure étant ailé.

L’étage supérieur, également divisé en trois compartiments, est occupé au centre par l’effigie de la Vierge, statue monumentale en ronde-bosse plaquée sur une niche plate ;
latéralement, deux niches occupées à droite par la statue en ronde-bosse de saint Antoine de Padoue, à gauche par celle de saint Jean-Baptiste. Les frontons au-dessus sont à trois
pans, les rampants reçoivent deux putti allongés, le petit toit un putti debout. Le couronnement est marqué au centre par une Crucifixion en haut relief sur un fond peint, couronné par l’effigie de Dieu bénissant et tenant le globe terrestre.

Chaque étage est rehaussé de colonnes salomoniques, de pilastres au décor végétal en haut relief, marqué (pour la niche de la Vierge) de deux bustes féminins ou encore d’anges gainés. Chaque niveau est souligné latéralement par des guardapols pleins, au décor en fort relief de feuilles d’acanthe, bouquets de fleurs, tête de putti. Architraves et entablement sont ornés de guirlandes végétales parfois timbrées d’une tête d’angelot.
L’écoinçon entre les deux niches des saintes Julie et Eulalie est timbré d’une tête de putti disparaissant derrière une petite sculpture de putto dansant.

Le retable est signalé dans le pré-inventaire réalisé le 19 avril 1976. Le maître autel est décrit dans l’inventaire de 1906 au chapitre II : biens de l’État, des Départements et des Communes dont la Fabrique paroissiale de Marquixanes n’a que la jouissance : « Maître autel. – Autel en bois doré. Tombeau d’autel peint en gris imitation marbre. Le retable présente six colonnes, accouplées par deux, à torsades et dorures, encadrant des niches dans lesquelles ont (sic) remarque huit statues disposées sur trois rangs : – au rang inférieur (de gauche à droite) : st Pierre, Ste Eulalie, Ste Julie, St Paul ; – au milieu (de gauche à droite) : st Jean, la Vierge,
st François ; – au rang supérieur (au milieu) : le Christ sur la croix. Le tabernacle est entouré de quatre colonnes en bois peint et, sur la porte, se détache en relief une image du Christ. Grille de communion en fer forgé avec porte à deux battants ».

C’est le 14 décembre 1692 que François Negre, sculpteur de Perpignan, donne quittance à la fabrique de l’église de Marquixanes, de 30 doubles d’or pour un acompte sur le prix fait du retable du maître-autel, retable pour lequel il se donne 3 ans pour l’accomplir. Le retable remplira tout le sanctuaire selon le modèle présenté.

La dorure sera effectuée par Jean Escribà en 1698. (ADPO, 3E1 5743 ; Albert Cazes, Marqueixanes, impr. catalane, s.d., p.8).
Trois années sont prévues pour la réalisation de cet ouvrage « la primera andana (registre) sera placée « de vuy a un any ». (Arch. Pyr. 3E1. 5743).
Sainte Eulalie fait l’objet d’une grande dévotion en Espagne et dans le Midi de la France. La « Cantilène de sainte Eulalie », composée à l’époque de la translation des reliques d’Eulalie à Barcelone, à la fin du IXe siècle, constitue le premier texte littéraire rédigé en français. L’association avec sainte Julie « semble de pure convenance et de dévotion secondaire » (abbé Cazes, p.9).


5 Retable du Christ gisant

situé dans chapelle latérale sud n°1

( voir photo en tête de page )

FICHE D’OEUVRE : établie par De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth ; Palouzié Hélène le 13/09/2006

propriéte de la commune

bois ; verre
Dimensions du retable h = 370 ; la = 220 ; pr = 20

19 ème siècle

DESCRIPTION

Dans le mur Est de la chapelle, deux niches ont été aménagées, l’une verticale recevant une statue mannequin de la Vierge des sept douleurs, l’autre horizontale au-dessous recevantun Christ gisant. De part et d’autre de la niche, deux anges sculptés agenouillés.
Dans la niche, vierge des douleurs, dans la châsse Christ gisant. Le gisant semble être du 17e ou 18e siècle.
C’est un retable en applique, sans accès au revers, fixé par des pattes métalliques fichées dans le mur, visibles sur les côtés. Décor en pâte anglaise autour de la vitre de la châsse, typiquement 19e siècle. La polychromie paraît d’origine : fond gris clair, parties dorées à la feuille d’or sur une assiette d’ocre rouge. Parties brunies très brillantes. Deux appliques porte chandelles fixées de part et d’autre de la niche.

HISTORIQUE
Inventaire de 1906 : « Dans la paroi de gauche de la chapelle est pratiquée une niche à fond bleu abritant une statue de la Vierge des Douleurs ; au dessous un cercueil en verre dans lequel on aperçoit une statue du Christ au sépulcre ».

9 Retable du Rosaire

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE établie par De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth le 13/09/2006

chapelle latérale sud n°1

1981/10/07 classé au titre objet

1e moitié 17e siècle 1630 ; 1640 Le plus ancien retable pré-baroque

bois : résineux

DIMENSIONS h = 550 ; la = 300 ; pr = 100
Table d’autel : h = 100 ; la = 200 ; pr = 58

DESCRIPTION

Description : Retable à 4 colonnes au niveau central et 4 au niveau de l’attique qui délimitent 3 travées. Un ciel peint couronne l’ensemble. L’ornementation se développe avec une extrême richesse dans un registre géométrique, issu du répertoire classique et souligné par le choix des couleurs.
Autel galbé en bois peint orné d’un médaillon aux armes de la Vierge, surmonté de 2 gradins et encadré de piédestaux en retrait, en bois peint fausse brique.

Au niveau de la prédelle, trois scènes sont sculptées (Annonciation, Nativité, Présentation) en haut relief séparées par les bases des colonnes portant un personnage en bas relief rapporté ;
trois niches structurent le corps central (statues de saint Jacques le Majeur,
Notre Dame du Rosaire, saint Maurice
),
tandis que trois compartiments ornés de panneaux rectangulaires composent l’attique (Résurrection, Couronnement de la Vierge, Pentecôte).

Les gradins et le tabernacle ont disparu. La statue de la Vierge au centre est plus récente ; ainsi que la statue de saint Jacques, lesquelles, avec la statue de saint Maurice, ne sont pas à l’origine destinées à ce retable.

Représentations :
Notre Dame du Rosaire – saint Jacques le Majeur – saint Maurice – ornementation : à colonne, ornement à forme géométrique.
Éléments de datation : les colonnes sont gainées jusqu’au 1er tiers. Statuettes de saint Dominique et saint Gaudérique sur les bases des colonnes.

Description technique : Le retable repose sur une table maçonnée prolongée par une table d’autel en bois reposant sur des cales. Le sol actuel en ciment date du 20e siècle.
Sous le badigeon gris de la chapelle, partiellement tombé côté ouest, on devine des restes de peinture murale, en très mauvais état.

Il semblerait que table d’autel et gradins ne soient pas du même jus que les reliefs du retable.
Polychromie : Le retable semble entièrement repeint, excepté les faux appareillages du soubassement. Il semblerait par contre que le couronnement représentant le calvaire n’ait pas été repeint.
Les repeints consistent en un badigeon gris clair proche de celui de la chapelle, et en une couche de bronzine sur les parties dorées et sur les statues. La statue de saint Jacques est esthétiquement différente des autres : aspect plus neuf, plus récent et rutilant. On constate
des repeints fantaisistes dans la niche du saint Jacques (réseau de fleurs de lys blanc sur fond beige). Les carnations ont été repeintes.

HISTORIQUE

C’est le retable le plus ancien de l’église pouvant être daté du premier tiers du 17e siècle, on pense qu’il figurait déjà dans l’église primitive.
Selon l’abbé Cazes, saint Maurice était déjà vénéré à Marquixanes en 1425, « … année où l’on apprend que Michel Rahedor prêtre, obtient le bénéfice institué dans l’église saint Maurice de Marquixanes. (Alart : C -213.) ». En 1514, le saint bénéficie même d’une confrérie.
La saint Maurice est la fête principale du village.
Le retable est signalé dans le pré-inventaire réalisé le 19 avril 1976. La base Palissy du Ministère de la Culture le signale « dans le style de Tremullas le Vieux ou de Générès ».
Il est décrit dans l’inventaire de 1906, à la suite du maître-autel : « Chapelle de la Vierge (1ère à droite). Tombeau d’autel couleur grise. Rétable à lisérés blancs et dorés présentant quatre colonnes qui le divisent en trois parties :
sur le rang inférieur, se remarquent trois niches, dont les deux latérales sont inoccupées, celle du milieu contenant une statue de la Vierge en bois doré.
sur le rang supérieur, se présentent trois panneaux en bois sculpté ayant pour sujets (de gauche à droite) : la Résurrection, l’Assomption, la descente du Saint Esprit. Dans la paroi de gauche de la chapelle est pratiquée une niche à fond bleu abritant une statue de la Vierge des Douleurs ; au dessous un cercueil en verre dans lequel on aperçoit une statue du Christ au
sépulcre ».
Les objets suivants étaient rattachés à cet autel en 1906 : 2 lanternes, 6 statues, 3 canons.

11 Retable du Christ en Croix ou de la Sanch

chapelle latérale sud n°2

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth ; Palouzié
Hélène ; Doppler Stéphanie
établie par le 20/09/2006

1981/10/07 classé au titre objet

18e siècle 1701

bois : polychrome : résineux (pin ?)

DIMENSIONS : h = 500 ; la = 303 ; pr = 147
table d’autel : h = 99 ; la = 188 ; pr = 53

DESCRIPTION

Construction : une table d’autel est maçonnée derrière la table d’autel en bois. Le retable semble complet dans sa structure mais est toutefois à l’étroit : les volets latéraux semblent avoir été poussés dans le fond, probablement au moment de la réfection du sol.
Le devant d’autel présente un ornement central sculpté en léger relief : couronne d’épines, trois clous de la Passion.

Description :
Le retable est concave à retours. Au dessus d’un soubassement à piédestaux, des panneaux sculptés au niveau de la prédelle sont séparés par des socles ornés de têtes d’angelots, soutenant 4 colonnes torses sommées d’angelots qui délimitent 3 travées. Des petits ailerons latéraux encadrent le second niveau. L’attique est composé d’un relief central de la Vierge, couronné d’un haut relief de Dieu le Père. Deux putti surmontent les motifs d’amortissements latéraux. Le panneau central rectangulaire est occupé par l’imposant groupe sculpté en quasi ronde-bosse, représentant la Crucifixion avec à droite, saint Jean l’Évangéliste, et à gauche la sainte Vierge. Les panneaux latéraux sont ornés d’écus portant des instruments de la Passion (les trois clous, tenailles et marteau).
Le retable comporte des scènes sculptées et peintes représentant le Jardin des Oliviers, le Portement de croix, la Flagellation. Un groupe sculpté représentant le Christ en croix entouré de la Vierge et de saint Jean l’Évangéliste. En médaillon : Dieu le Père et la Vierge.

Iconographie : Calvaire, Christ en croix (de procession) flanqué de Marie et Jean, groupe sculpté en très haut relief.
Prédelle avec trois hauts-reliefs : de gauche à droite : Jésus au Jardin des Oliviers, portement de croix, flagellation.
Étage principal : joues au décor de médaillons recevant les instruments de la passion (à gauche tenaille, marteau, à droite les clous).
Étage d’attique, buste de sainte (Marie ?), au-dessus Dieu le père. De part et d’autre, un couple d’angelot, le fronton brisé est orné de feuilles et fleurs. Deux grosses colonnes salomoniques flanquent la niche centrale ; elles sont ornées de guirlandes de vigne à grappes de raisins habitées par des oiseaux abordant différentes postures.

Support
Il n’y a pas d’accès au revers, la niche centrale prend appui sur la table maçonnée.
Repeints similaires à l’original (?) sur le fond et les carnations. Décor polychrome en sgraffiti sur les volutes des ailerons. Le décor de la niche centrale est repeint.
Calvaire : sculpture de Jean évidée au revers. Très belle chevelure.
La croix du Christ est fichée dans un trou, sommairement calé avec des cailloux, elle est appuyée contre le mur au niveau de la traverse. Vraie couronne en corde. Christ sur croix écotée.
Les statues ont des trous de fixation sur le socle.
Marie : bois non évidé, nombreuses fentes radiales. Jean : bois évidé. Les colonnes sont en bois plein.
Bois résineux, type pin.
Système de croc
Polychromie : Les trois sculptures ont des repeints similaires dans leurs carnations, il semblerait qu’un vernis soit apposé sur les dorures. Le perizonium est en sgraffito

HISTORIQUE :

L’inventaire de 1906 fait état du retable du Christ de la façon suivante : « Chapelle du Christ (2ème à droite). –
Autel et retable en bois à fond bleu : quatre colonnettes à fond rouge avec filets dorés encadrent une niche centrale dans laquelle on remarque le Christ sur la croix et à ses pieds deux statues de saintes, le tout en plâtre colorié : sous cette niche, un médaillon sculpté sur bois, représentant le Christ tombant sous la croix ». Dans cette description, outre l’erreur sur le matériau, il n’est pas fait mention des deux autres hauts-reliefs complétant le cycle de la Passion qui constitue le thème principal de cette chapelle.
Selon Hélène Palouzié, les colonnes torses peintes en rouge rappellent les couleurs du retable du maître-autel de Joch.
Pour la semaine sainte, le Christ était sorti de son retable et promené longuement dans les rues du village.

15 Retable de saint Joseph

chapelle latérale sud n°3

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth ; Palouzié
Hélène ; Doppler Stéphanie
établie par le 20/09/2006

1981/10/07 classé au titre objet

18e siècle 19e siècle 1762 ; 1892

Negre Patrice (?) (sculpteur) ; Oromi Emmanuel (peintre , Pia)

bois : polychrome ; brique ; plâtre

DIMENSIONS : h = 523 ; la =305 ; pr = 120
table d’autel : h = 108 ; la = 205 ; pr = 59

DESCRIPTION

Retable avec table d’autel maçonnée, sur haute plinthe maçonnée sur 20 cm et d’une hauteur de 1 m ; 1 gradin. Il comporte une prédelle
présentant trois scènes en haut-relief reprenant les étapes clés de la vie de saint Joseph
(de gauche à droite) : mariage de Joseph et Marie, nativité, mort de Joseph.

 

A l’étage (de gauche à droite) : chacune dans sa propre niche, les sculptures de saint François Xavier, saint Joseph et l’enfant, saint Nicolas de Tolentin.

A l’étage de l’attique (de gauche à droite) : sainte Catherine d’Alexandrie, saint Michel terrassant le démon, sainte Lucie.

Au sommet, colombe du saint Esprit dans un médaillon central, flanqué de deux pots de fleurs et couronné d’une coquille.

Deux dates sont inscrites à l’avant des redans : 1762, et sur le côté droit, l’inscription « Oromi 1892« . La première désigne certainement la date de mise en place du retable, la seconde la date de livraison du repeint du retable (et peut-être des autres retables de la nef).

Support : il n’y a pas d’accès au revers. Décor en terre cuite plaqué sur la table d’autel, enduite de plâtre sur une structure en brique.
Les sculptures sont en applique, celle de Joseph est légèrement évidée, les plus petites sont évidées. Chaque sculpture repose sur des consoles étroites.
Les décors sont dorés à la feuille d’or.
Sur la prédelle, les décors en haut relief sont traités en sgraffiti polychromes, que l’on retrouve aussi sur les grandes sculptures (décor peint sur le saint Joseph). Présence de poinçons sur le manteau de saint Joseph (?).
L’architecture est de teinte gris clair, mate : il s’agit du repeint signé Oromi en 1892, sur une polychromie du dernier quart du 18e siècle (ap. 1762).

INSCRIPTIONS : Inscription ; date (peinte) – Date scindée en deux, de part et d’autre du retable sur les piliers du soubassement : 1762; inscription sur le pilier droit du soubassement : transcription : « OROMI 1892 ».

HISTORIQUE :

L’attribution du retable à Patrice Negre est due aux éléments stylistiques, tels les visages des personnages.
Peint et doré en 1762 (peinture et dorure (?), repeint par Oromi en 1892.
L’autel et son retable sont ainsi décrits dans l’inventaire de 1906 : « Chapelle de saint Joseph (3ème à droite). –
Autel en bois, couleur grise. Tombeau d’autel en maçonnerie peinte en gris. Retable faisant ressortir quatre colonnes en bois, à torsades avec fleurs dorées, encadrant des niches dans lesquelles se trouvent : au rang inférieur (de gauche à droite) les statues de saint François Xavier – saint Joseph – st Dominique. – Au rang supérieur, et au milieu, une statue en bois de st Michel. – Dans le soubassement du retable, on remarque trois petits médaillons à sujets inconnus. »

18 Retable de saint Gaudérique

chapelle latérale sud n°4

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth ; Palouzié
Hélène ; Doppler Stéphanie
établie par le 20/09/2006

1981/10/07 classé au titre objet

2e quart 18e siècle ; 1er 1742 ; 1745 ; 1823

Rieudemont (peintre) ; Galderich(sculpteur ?) ; Carbonell (peintre,)

bois : polychrome ; toile peinte

DIMENSIONS : h = 546 ; la = 300 ; pr = 106
table d’autel : h = 102 ; la = 191 ; pr = 60

DESCRIPTION

C’est une simple structure en bois appliquée au mur, faite pour encadrer le grand tableau d’autel représentant saint Gaudérique (saint Isidore).
La table d’autel est maçonnée ; elle supporte deux gradins en bois ornés de guirlandes florales en léger relief. De grands guardapolls flanquent le tableau, couronné d’un médaillon retenu par deux angelots.
Retable (re)peint par Galderich Carbonell en 1823 comme l’indique l’inscription sur le retable.
Le tableau est daté par inscription en bas à droite 1745, et signé
P.J. Rieudemont.
Description technique :
Plinthe maçonnée de 23,5 cm. Table d’autel entièrement maçonnée, recouverte de plâtre, liens en plâtre entre le bois et l’autel.
Support : il n’y a pas d’accès au revers. Le cadre est fixé par un système de pattes métalliques, l’ensemble repose sur la table d’autel.
Polychromie : elle semble datée de 1823. Il s’agit d’un badigeon gris clair, les éléments en applique sont de teinte ocre jaune.

INSCRIPTIONS :
Inscription concernant le commanditaire ; signature ; date – Signature : peint
par P. J. Rieudement 1745 (tableau, en bas à gauche). Date : 1745 (tableau, en bas à gauche).
Date : 1742, date de confection de l’encadrement (deuxième gradin au centre).

HISTORIQUE :
L’inventaire de 1906 cite ce retable sous la dénomination de « Saint Isidore » : « Chapelle de Saint Isidore (4ème à droite). – Autel en maçonnerie. Retable formé par un tableau de 2m de largeur sur 3 mètres de hauteur, peint
sur toile, représentant saint Isidore. »

Le tableau de saint Gauderique conservé dans l’église de Opoul-Périllos, commandé en 1710 à Fransesc Guerra “Minor”, a inspiré celui de Marquixanes


20 Retable de Notre Dame du bon Remède

chapelle latérale nord n°1

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE Stier Evelyn ; Dandel Elisabeth ; Palouzié Hélène ; Doppler
Stéphanie
établie par le 22/09/2006

1981/10/07 classé au titre objet

Sunyer Joseph (?) (sculpteur)

4e quart 17e siècle ; 1ère

bois : feuillu, résineux, polychrome

DIMENSIONS : h = 520 ; la = 380 : pr = 135 profondeur avec la table d’autel
dimensions de l’autel : h=100, la = 194 , pr = 52
DESCRIPTION

Description : Autel en maçonnerie galbé, orné d’un cartouche central avec les armoiries de la famille MAS, surmonté de 2 gradins nus et encadré de piédestaux à ressauts.
La prédelle porte un décor végétal d’où émergent deux médaillons à tête de femme en haut relief.
Retable à 4 colonnes au niveau central et à 4 pilastres au niveau de l’attique qui délimitent
3 travées. La niche centrale du niveau principal est ornée d’un dais, l’attique est couronné de hauts reliefs d’amortissement, Dieu le Père et deux anges en surplomb. Exubérance de l’ornementation dans un registre végétal luxuriant, pampres, chutes, bouquets…

Le retable comporte des scènes sculptées et peintes : Annonciation, Nativité au premier niveau,

Adoration des Mages, Couronnement de la Vierge, Présentation de Jésus au Temple au second niveau ;

adoration des mages.

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

en médaillon : Dieu le Père au couronnement surmonté de la colombe du saint Esprit(tombée).

Description technique : Bois résineux, éléments sculptés en feuillus, type peuplier ou tilleul. Nombreux éléments sculptés en haut relief, soit dans la masse, soit rapportés. La sculpture de la Vierge est une bille de bois pleine, non évidée.
Table d’autel maçonnée, l’ensemble repose sur une marche maçonnée de 16 cm. L’assise de la table d’autel se prolonge jusqu’au mur. La fixation semble assurée par des poutrelles en bois.
Assemblage par clou, collage. La sculpture est seulement posée dans la niche, sans fixation. Accès au revers inexistant. Le retable couvre la largeur et la hauteur de la chapelle.
Polychromie : Dorure à la détrempe, partiellement polie et partiellement couverte d’un vernis jaune. Aplats de couleurs, présence de sgraffito surtout sur les panneaux en relief.
Le vernis jaune couvre les panneaux en relief, donnant un assombrissement de la surface.
Statue de la Vierge : robe dorée à la feuille, par endroit repeint.
Aspect de surface terne, mat, granuleux par endroits. Le repeint est perceptible
ponctuellement, ainsi que la bronzine, visible au niveau de la prédelle.
Très belle qualité de la sculpture et de la polychromie.

HISTORIQUE

Le retable est largement décrit dans l’inventaire de 1906 : « Chapelle de N.D. du Remède (1ère à gauche). –
Autel en maçonnerie avec enduit de couleur grise. Retable en bois sculpté contenant au milieu une niche abritant une statue de N.D. du Remède de 0 m 40 de hauteur, en bois sculpté et doré. Autour de cette niche sont disposés cinq panneaux en bois sculpté représentant, à savoir : au rang inférieur à gauche : l’Annonciation, à droite : la naissance de Jésus-Christ ; au rang supérieur : à gauche, l’adoration des mages, au milieu la descente du Saint-Esprit, à droite la Purification de la Vierge. — Tabernacle en bois sculpté et orné, à chaque
angle, d’une colonnette à torsades en bois. — un confessionnal en bois, couleur noyer, en trois compartiments, celui du milieu ayant une porte et un fond fixe. »
Cette chapelle abrite aussi la cadireta de la Vierge

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE


24 Retable de saint Sébastien

chapelle latérale nord n°2

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE Stier Evelyn ; Dandel Elisabeth ; Palouzié Hélène ; Doppler
Stéphanie
établie par le 22/09/2006

1981/10/07 classé au titre objet

Sunyer Joseph (sculpteur ; Perpignan)

18e siècle

bois : sculpté, polychrome, doré

DIMENSIONS : h = 506 ; la = 302 ; pr = 112 profondeur avec table d’autel
sans la table pr = 50 dimensions des statues: h = 110

DESCRIPTION

Le retable est plaqué contre le mur (épaisseur de la planche : 6 cm), il y a donc très peu d’espace entre le mur et le retable lui-même.
Retable architecturé, soubassement sur une plinthe en bois, orné d’un tapis végétal en haut relief, et surélevée sur une base maçonnée, haute à gauche de 7 cm, à droite de 11 cm,
un gradin, prédelle avec au centre une scène de la Flagellation très lacunaire.
Le niveau principal est occupé par deux niches étroites et hautes, flanquées de deux colonnes salomoniques soutenant un entablement à corniche et encadrant les statues de, à gauche,saint François d’Assise, à droite, sainte Claire.
Au centre, sur un panneau de bois sculpté en très haut relief, figure la scène du martyre de saint Sébastien, qui atteint la félicité : sainte Irène le soigne sur sa droite, tandis qu’un ange, gras et dodu, le couronne tout en lui désignant le ciel. A l’aplomb de cette scène, dans le couronnement, une autre niche flanquée de deux guardapols est occupée par la statue de l’ange gardien (?). De part et d’autre, deux statuettes d’anges joufflus et dodus, assis sur un petit piédestal, semblent chanter des louanges célestes. L’ensemble est rehaussé de sculptures en haut relief dorées et colorées. Les statues accusent un faciès caractéristique : yeux aux paupières exagérément tombantes, mouvements et postures emphatiques, vêtements soulevés par un souffle et surface travaillée délicatement en sgraffito.

Ce retable est d’une facture de très belle qualité.

La table d’autel est maçonnée et dénuée de tout ornement en façade et de toute teinte.
Description technique :
Bois : essence de résineux, type pin, finement veiné. Les éléments sculptés sont en bois feuillu. Assemblage par clous, colle, tenon, tourillon (visible sur le cintre de la niche centrale sur son montant vertical). Sculptures en ronde bosse non évidées, sans fixation.
Polychromie :
Dorure d’origine, à la détrempe, couverte d’un vernis jaunâtre postérieur. Couleurs en aplat, présence d’une sorte de faux marbre aux tons rouge, ocre jaune et bleu sur les fonds des panneaux. Présence de sgraffito sur les vêtements des sculptures et du panneau sculpté
central. Motifs gravés dans la préparation, sur le cadre de la niche centrale. Repeint perceptible dans le fond des niches, les contours, le dessus des niches, le fond des colonnes. Les carnations sont repeintes.

HISTORIQUE

Le retable est cité dans l’inventaire de 1906 : « Chapelle de Saint-Sébastien (2ème à gauche) : Autel en maçonnerie. Retable en bois sculpté sur lequel on voit : à gauche, entre deux colonnes, une statue de st François Xavier ; au milieu un panneau sculpté sur bois représentant saint Sébastien ; à gauche, entre deux colonnes, une statue de ste Thérèse(L’autel et chapelle paraissent très anciens) ».
Ce retable est traditionnellement attribué à l’atelier de Joseph Sunyer, mais il est plus vraisemblablement du maître d’Espirà ; il est à comparer avec le retable du Christ de Vinçà (3OM1423) qui est rapproché stylistiquement des retables de l’église d’Espira-de-Conflent : retable du Rosaire (3OM1174) et retable des Archanges (3OM1179), tous deux attribués au sculpteur Thierry (dit aussi maître d’Espira) et semble-t-il réalisés en 1702.

26 Retable de saint Antoine de Padoue

chapelle latérale nord n°3

RETABLES SAINTE EULALIE
photo prise sur un document des archives départementales des PO

FICHE D’OEUVRE établie par Palouzié Hélène ; Doppler Stéphanie le 2000

1981/10/07 classé au titre objet

1er quart 18e siècle 1700

Sunyer Joseph (?) (sculpteur)

bois : sculpté, doré, peint, polychrome, décor en ronde bosse, décor en haut
relief, décor en demi relief, décor en bas relief, décor dans la masse

DIMENSIONS : h = 540 ; la = 370
dimensions des statues : h = 110

DESCRIPTION

Retable de forme concave à 4 colonnes au niveau central qui délimitent 3 travées. Les 2 gradins sont encadrés de piédestaux à ressauts en avancée. Au niveau de la prédelle trois scènes représentant des miracles de saint Antoine sont sculptées en haut relief et peintes (Miracle des Poissons, Miracle du mulet, Miracle du pied coupé).
Les bases des colonnes sont ornées de tête d’angelots. Le panneau central sculpté en relief représente une vision du saint en voyage en France. Les statues des niches latérales du second niveau sont habillées de toile marouflée (à gauche st Dominique, à droite, st Thomas d’Aquin).

Le niveau principal est sommé d’un dais en son centre et accosté des petites ailes latérales ajourées. Le niveau de l’attique, à niche centrale et médaillons latéraux ornées de scènes en relief, est coiffé d’un entablement portant dans un cartouche Dieu le Père (à gauche, miracle de st Antoine, au centre, ste Thérèse d’Avila, à droite, miracle de st Antoine.)
Les statues sont habillées de tissu empesé.
Le retable comporte des scènes sculptées et peintes : la vision de st Antoine de Padoue, Miracle des Poissons, Miracle du Mulet, Miracle du pied coupé, Miracle de st Antoine ; mais aussi des statues : st Dominique, st Thomas d’Aquin, ste Thérèse d’Avila, en médaillon Dieu le Père.
Représentation :
Saint Dominique – saint Thomas d’Aquin – sainte Thérèse d’Avila – Dieu le Père –
ornementation : à colonne torse, à rinceaux, à fleur, à enroulement, à feuille ; angelot.

HISTORIQUE

On retrouve la même technique des statues recouvertes de toiles marouflée dans la Mise au Tombeau d’Espirà et dans une statue de sainte Thérèse de Vinçà.
Le retable a été repeint au siècle dernier.
A la suite de chutes d’éléments faîtiers très affaiblis, le retable a été démonté pour un traitement de conservation d’urgence.
En janvier 2011, il attend d’être replacé dans la chapelle.

28 Retable du Baptême du Christ

chapelle latérale nord n°4

RETABLES EGLISE SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE établie par Stier Evelyn ; Dandel Elisabeth le 22/09/2006

19e siècle

bois ; peinture à l’huile ; pâte anglaise

DIMENSIONS : h = 525 ; la = 306 ; pr = 115 profondeur avec la table d’autel
Sans la table : pr = 54 cm. dimensions de
l’autel : h = 97 ; la =170; pr = 60

DESCRIPTION

Le retable est structuré autour du tableau. C’est un retable architecturé à soubassement, derrière une table d’autel formant tombeau en forte avancée, à deux gradins flanqués de deux colonnes à chapiteau corinthien supportant un entablement à frise végétale et corniche à modillons.
Le couronnement cintré épouse parfaitement la voûte de la chapelle : on y voit le buste de Dieu le Père émergeant d’une gloire rayonnante, tenant le globe et bénissant le monde.
Sur la corniche, à l’aplomb des colonnes, deux pots à feu ornés de guirlande. Le tympan est timbré d’une belle coquille dorée. Les parties latérales du retable sont rehaussées de beaux guardapols à décor de larges feuilles très élancées.
Le devant d’autel est dénué de tout décor, hormis le compartiment à décor de faux marbre.

Description du support : Bois résineux type pin, accessibilité au revers impossible, retable plaqué contre le mur, à 14 cm du mur. Table d’autel en bois, forme tombeau, polychrome doré. Assemblage et fixation du retable impossible à constater. Cadre du tableau : ornement en pâte anglaise, baguette de bois. Pâte anglaise également sur les feuilles d’acanthe des chapiteaux.

Polychromie : Dorure à la détrempe, aplats de couleur aspect mat, faux marbre sur le devant d’autel, le soubassement, les colonnes, les gradins. Surface satinée, couleurs mates. La polychromie paraît d’origine.

HISTORIQUE

L’inventaire de 1906 le cite de cette façon :
Chapelle de St X… (4ème à gauche) : Autel en bois, peinture fond vert eau avec encadrement blanc. Tableau sur toile encadré par deux colonnes couleur vert eau avec dorures, de 2m de largeur sur 3m de hauteur, représentant le baptême du Christ ».

43 Bénitier

FICHE D’OEUVRE établie par Dandel Elisabeth ; Palouzié Hélène en 03/10/2006

18e siècle 1716

pierre : marbre veiné (rouge, rose) : sculpté, poli, mouluré, décor en bas
relief, décor en demi relief, décor en haut relief
h = 126 ; d = 73 dimensions totales ; dimensions de la base carrée : la = 46, hauteur de la colonne : h = 85

DESCRIPTION

La base, carrée, s’orne sur ses quatre faces de têtes humaines grimaçantes.
Chaque angle de la base est traité en arrête vive s’écrasant et s’élargissant en
forme de feuille. Le fût, maçonné sur cette base carrée, est structuré en trois
parties : une première base cylindrique ourlée dans sa partie inférieure et
terminée par un bourrelet dans sa partie supérieure ; un tronc bombé lisse ; un fût de colonne lisse, légèrement bombé dans sa partie inférieure juste au-dessus d’un tore à arrête vive, et formant une légère abaque dans sa partie supérieure. Celle-ci soutient la cuve sculptée du bénitier. Sa face inférieure est à décor de godron. La paroi extérieure est scandée par 6 têtes d’angelots entre lesquelles sont des inscriptions en creux.
A l’intérieur de la cuve est gravé le motif d’une croix à plusieurs branches audessus de trois clous rayonnants.

INSCRIPTION

Inscription (sur l’oeuvre) ; date (sur l’oeuvre) – OMNES ADQUOS / PERVENenT / AQUA ISTA / SALVI / FACTI SUNT / 1716 : tous ceux qu’atteint cette eau sont sauvés

44 Bénitier d’applique

(ancien élément de chapiteau de l’église romane )

RETABLES SAINTE EULALIE

FICHE D’OEUVRE Dandel Elisabeth ; Massegu Séverine ; Rogé Bonneau
Catherine ; Palouzié Hélène
établie par en 03/10/2006

12e siècle 13e siècle

pierre : marbre veiné (rouge, rose) : sculpté, poli, mouluré ; décor en bas
relief, décor en demi relief
h = 17 ; la = 22 ; pr = 19

DESCRIPTION

Le bénitier semble être la réutilisation d’un petit chapiteau, de caractère roman,
dont la cuve s’assimile parfaitement au tailloir. Ce dernier est orné aux angles
d’un être fantastique, oiseau à tête humaine, dont les ailes déployées flanquent, sur chaque face, une sorte de roseau. On voit clairement que le motif se poursuivait sur la face aujourd’hui encastrée dans le mur. La pierre a été évidée par le dessus pour obtenir un bénitier.
Il est probable que ce soit un élément rescapé de l’église médiévale (?).
Le bénitier repose sur une console de marbre veiné de rouge, identique à celui
composant le pied du bénitier de l’entrée daté 1716.

45 Tableau Saint Augustin

mur Ouest, sous la tribune

FICHE D’OEUVRE De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth ; Palouzié
Hélène ; Doppler Stéphanie
établie par en 04/10/2006

1984/12/06 classé au titre objet

1er quart 17e siècle

toile (support) : peinture à l’huile

h = 176,5 ; la = 126 ; pr = 5,5

DESCRIPTION

Saint Augustin en chape rouge damassée d’or, rochet à dentelle, mitre rouge et catodrone, croix pectorale sertie de pierre, rédige ses Méditations dans sa bibliothèque assis devant son écritoire sur lequel repose un manuscrit ouvert et son attribut : coeur enflammé au pied d’un Christ en Croix, bras droit levé tenant une plume. En haut à gauche, apparaît la Vierge dans le ciel, allaitant l’Enfant (gouttes de lait).

Inscription peinte sur le manuscrit ; transcription : « Hinc pascor
a vulnere hinc lactor ab ubere in medio positus quo me vertam nescio »
du Christ et le lait de la
Vierge[/color][/i]) ;
inscription dans un cartouche tenu par un ange ; transcription : « o
doctor optime eclesiae. Magne. avred st Augustine Yppon episcope de precare
pro nobis filium dei » ;
lettres « de itati manva le » inscrites en haut à droite près du crucifix. [description Hélène Palouzié].

HISTORIQUE

Il semble que ces deux toiles (saint Augustin, saint Yves) étaient autrefois accrochées dans le choeur : on en devine encore les contours sur le mur.

46 Tableau : saint Yves

mur Ouest, sous la tribune

FICHE D’OEUVRE De Castaigner Christiane ; Dandel Elisabeth ; Palouzié
Hélène ; Doppler Stéphanie
établie par en 04/10/2006

1984/12/06 classé au titre objet

1er quart 17e siècle

toile (support) : peinture à l’huile

h = 179,5 ; la = 129

DESCRIPTION

Portrait de saint Yves assis devant un écritoire en train d’écrire à la plume un livre aux pages encore vierges ; au-dessus sont figurés un sablier et un crucifix.
Inscription peinte en bas à droite, sur le cartouche tenu par un ange;
transcription : « S Ro. PRESB.J.V.D.AC RECTOR.PARROCHIAE.DELAN.IN.
BRITANNIA.MINOR ANO.ETATIS.SVAE 47;
lettres inscrites en haut à gauche près du crucifix :CANCE R BALDU S
et plus haut toujours sur des petites étiquettes noire ou rouge : BIBLIA SACRA et d’autres illisibles.
La toile est fixée sur un châssis avec deux traverses horizontales, châssis fixe non chanfreiné.
Toile artisanale, tissage dense, toile épaisse. Couture horizontale. Bords de
tension visibles sur le côté gauche, fixation par clous et punaises, peints en noir.
Il est possible que le châssis ne soit pas d’origine. Sur la droite, la toile est peutêtre fixée sur l’avant du châssis.
Fixation : accroché devant un placard, par deux pitons reliés par une corde de
chanvre.
Baguettes fixées sur la couche picturale.
Réseau de craquelures d’âge. Couture horizontale, à 97,5 cm ; autre lé de 88 cm.

Bords de tension visibles en haut à gauche sur le côté, peints en noir.
Technique et peinture identiques à celles utilisées pour le saint Augustin.

INSCRIPTIONS :

inscription au dos à la peinture blanche en majuscules, date de restauration – « Restauré en 1889 par générosité de mr François Mestre, conseil de Fabrique »

HISTORIQUE

Il semble que ces deux toiles (saint Augustin, saint Yves) étaient autrefois accrochées dans le choeur : on en devine encore les contours sur le mur.

LIRE ICI Histoire du Roussillon les retables

Deux bénitiers en marbre rose d’époques différentes :

 

A propos de l'auteur

admin

3 Commentaire